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  • : Informer les femmes sur leurs droits (permanences juridiques gratuites sur rendez-vous). Leur permettre d'intervenir pour obtenir l'égalité dans tous les domaines, faire évoluer les mentalités, améliorer l'accueil et l'hébergement des femmes victimes de violence, faire respecter les lois. Participer ponctuellement à la vie locale.
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Lundi 9 février 2009

 Dans le cadre de la  JOURNEE INTERNATIONALE DES FEMMES,

Le COMITE FEMMES SOLIDAIRES de NANTERRE vos invite à un débat. 

"LA LAICITE GARANTE DES LIBERTES ET DE LA PAIX"

     Samedi 7 MARS  2009 à

 L' AGORA de  NANTERRE  Maison des Initiatives Citoyennes
    20 rue de Stalingrad de 15 H à  18 H.

Inviteés(ées) 
  Mademoiselle NORA YENNEK,
Ingénieure Pédagogique en formation pour adultes.

Madame MIMI ABDO Journaliste à CLARA-MAGAZINE.

          Monsieur JEAN-PAUL TREMOND
Président duCOMITE NANTERRIEN POUR LA PAIX.

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Lundi 8 septembre 2008
Nos permanences  d' écoute, d'information et d'orientation de l' association se tiennent le

mardi de 14 à 16 heures.
 jeudi de 14 à 16 h sur rendez-vous
Sauf en periode de vacances scolaires et jours feriés.

Au siège 27 rue Sadi Carnot Nanterre

Permanences du Chemin de l-Ile
Centre social des Acacias 2 rue des Acacias
le dernier vendredi du mois de 18  à 19 h
tel: 01 47 29 10 26


Permanences du Petit Nanterre
 Centre  Social Valérie Méot 5 Résidence des Iris .
Chaque lundi de 10 à 11 h.  tel: 01 46 52 59 00.


Les permanences des "Espaces Causes Café"
Lieux d'écoute et d'echanges autour d'un petit déjeuner pour libérer la parole des femmes,organiser des initiative, des débats autour de la défense des droits des femmes, des sorties conviviales et culturelles, lire et commenter notre journal
CLARA - MAGAZINE.

Au siège de l'association 27 rue Sadi Carnot de 10 h à 12 h.
les samedis 21 février, 18 avril, 09 et 23 mai, 27 juin 2009

A la salle muicipale des Guignons 7 avenue du Général Leclerc  de 10 à 12h.

les premiers et troisièmes samedi du mois.

Pour toute question, conseil ou suggestion, nous pouvez nous contacter à:

Femmes Solidaires
Maison des associations
27, rue Sadi-Carnot
92000 Nanterre

tel.: 01 41 20 05 54

femmessolidairesdenanterre@orange.fr



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Jeudi 4 septembre 2008

Un recul pour le droit des femmes, des mesures mortifères: les décrets sur "l'enfant sans vie"



Article publié dans la lettre 58

Faisant suite à l'arrêt du 6 février 2008 de la 1ère Chambre de la Cour de Cassation – dont nous avions dénoncé la remise en cause qu'il impliquait du droit à l'avortement – les ministres de la Justice et de la Santé publient au Journal officiel du 22 août 2008, deux décrets et leurs arrêtés modifiant les conditions d'établissement d'un « acte d'enfant sans vie » et autorisant son inscription sur le livret de famille des parents.
L'établissement de cet acte n'est plus soumis, comme il l'était précédemment selon la circulaire du 30 novembre 2001, à des limites sur l'âge (22 semaine d'aménorrhée), ou le poids (500 g) d'un foetus mort, mais à la présentation d'un certificat médical d'accouchement dont le modèle est joint aux textes officiels, signé par le praticien (médecin ou sage-femme) ayant effectué l'accouchement, ou par un autre praticien « qui dispose des éléments cliniques permettant d'en affirmer l'existence ».

On est atterré par l'absurdité de ces textes qui satisfont aux pressions de groupes religieux intégristes et qui font l'effet d'un bricolage et leur absurdité. Nulle part n'apparaît de mention concernant le stade de développement de l'embryon, au mépris de la législation encadrant par ailleurs l'IVG !
Proposer en effet l'inscription au registre de l'Etat Civil et sur le livret de famille d'un fœtus mort, quel que soit son stade de développement ou son poids, c'est, de fait, quoiqu'en disent les ministres, reconnaître une personnalité juridique à l'embryon. Nous sommes donc bien, ainsi que nous l'avions dénoncé, en train de glisser vers la reconnaissance du statut juridique de « personne » à l'embryon, et par là vers la possible remise en cause du droit à l'avortement, vers la remise en cause du droit des femmes à disposer de leur corps, à vivre leur sexualité comme elles l'entendent, et à décider librement du nombre d'enfants qu'elles souhaitent.

L'ANCIC, la CADAC et le MFPF dénoncent fermement l'ambiguïté, l'absence de courage et de responsabilité de ces textes, et l'offensive sournoise dont ils sont porteurs contre le droit à l'avortement, droit fondamental des femmes.

Ils n'acceptent pas que le gouvernement, instrumentalisant la détresse de certaines femmes, cautionne l'esprit mortifère d'une telle démarche, au détriment des enfants vivants dans les fratries, qu'il favorise la confusion entre le projet d'enfant et la réalité de la personne née vivante.
Ils considèrent comme inacceptable la réponse faite aux questions sociétales que pose l'arrêt de la Cour de Cassation, par les ministères de la justice et de la santé qui, en précipitant la parution de ces décrets à quelques mois de la consultation nationale sur la loi de bioéthique annoncée par ce même gouvernement, privent notre société d'un véritable débat, tout en cautionnant les positions hors-la-loi des anti-IVG.
Partout dans le monde des lobbies oeuvrent ouvertement, au détriment de la santé et de la vie des femmes, pour empêcher toute légalisation là où ce droit fondamental n'existe pas, ou pour le supprimer là où il existe.
L'ANCIC, la CADAC, le Planning n'acceptent pas que soient mis en place des textes mortifères pour les femmes et les familles et que soit remis en cause, par quelques moyens que ce soit, le droit à l'avortement obtenu après un long combat et au prix d'un lourd tribut payé par les femmes.

Paris, le 26 août 2008
Coordination des Associations pour le Droit à l'Avortement et à la Contraception
Mouvement Français Pour le Planning Familial
Association Nationale des Centres d'Interruption de Grossesse et de Contraception


--
Isabelle Aburto

Par Femmes Solidaires Nanterre
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Mardi 8 juillet 2008
Les femmes hésitent de moins en moins à dénoncer les violences conjugales

LE MONDE | 08.07.08 | 08h17  •  Mis à jour le 08.07.08 | 08h17

GAMMA/REY JEAN-PIERRE
Une femme fait une déposition dans un commissariat de Strasbourg, après avoir été victimes de violences conjugales.


es violences conjugales restent de moins en moins dans l'intimité du couple. En 2007, 47 573 faits de violences volontaires sur des femmes majeures par leurs conjoints (ou ex-conjoints) ont été déclarés à la police ou à la gendarmerie, contre 36 231 en 2004, selon le bulletin de l'Observatoire national de la délinquance (OND), publié mardi 8 juillet.

Cette hausse de 31,1 % s'inscrit dans le mouvement d'augmentation des actes de violences depuis dix ans. Depuis 2004, les violences volontaires contre les personnes ont augmenté de 28 %. Les violences conjugales représentent plus du quart de l'ensemble des violences enregistrées.

L'augmentation des plaintes traduit une moindre inhibition des femmes à se reconnaître victime et une meilleure sensibilisation de la police et de la justice aux violences conjugales. Depuis avril 2006, cette notion s'est élargie aux ex-conjoints, ce qui explique en partie la hausse brutale de 2007 (+16 % par rapport à 2006). Le ministère de la justice indique que "les parquets ont donné des instructions aux services enquêteurs afin que soit établie de manière systématique une procédure", même en cas d'absence ou de retrait de plainte.

Si les femmes hésitent moins à porter plainte contre leurs maris, ce chiffre ne mesure qu'une partie des violences conjugales. Selon l'OND, environ 21 % des femmes victimes d'au moins un acte de violence par son conjoint ou ex-conjoint ont porté plainte.

L'OND a également réalisé, avec l'INSEE, une enquête de victimation sur plus de 10 000 personnes de 18 à 60 ans. L'OND estime à 410 000 le nombre de femmes victimes de violences d'un conjoint ou ex-conjoint en 2005 ou en 2006. Les femmes portent plainte dans moins de 9 % des cas quand il s'agit de leur conjoint et dans plus de 50 % des cas s'il s'agit de leur ancien compagnon.

LE NOMBRE DE FAITS LES PLUS GRAVES A BAISSÉ

L'essentiel de ces actes entraînent des incapacités de temps de travail (ITT) de moins de huit jours. Le nombre de faits les plus graves (provocant une ITT supérieure à huit jours) a baissé depuis 2004, passant de 3 360 à 3 103. En 2006, 137 femmes ont été tuées par leur compagnon. Une femme meurt tous les trois jours du fait de violences conjugales.

Un numéro spécial, le 3919, a été créé le 1er juin 2006 pour les victimes de violences conjugales. Le taux de ces violences varie d'un département à l'autre. Il y a 6,1 faits constatés pour 10 000 femmes majeures dans la Creuse et 50,1 pour 10 000 en Seine-Saint-Denis. La moyenne nationale est de 18,7 pour 10 000.

On frappe moins sa femme (ou on porte moins plainte) en Auvergne que dans la région parisienne. L'augmentation des violences conjugales en Seine-Saint-Denis (+87,8 % depuis 2004) s'explique en partie par les différentes campagnes qui ont lieu depuis 2004 pour lutter contre les violences conjugales, ce qui aboutit à davantage de plaintes, mieux prises en charge par la police et la justice.

Et les hommes ? Les statistiques exploitées par l'OND ne permettent pas de distinguer la part des hommes victimes de violences conjugales. Les chiffres de la gendarmerie sont les seuls exploitables. Ils montrent une croissance des faits constatés, de 1 631 en 2004 à 2 317, ce qui représente une hausse de 42 %.

L'enquête de victimation montrait que 127 000 hommes déclaraient avoir subi des violences au sein de leurs couple, en 2005 ou 2006. En 2006, 37 hommes ont été tués par leur compagne. Les trois quarts battaient leur femme.


Alain Salles

Source: http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/07/08/les-femmes-hesitent-de-moins-en-moins-a-denoncer-les-violences-conjugales_1067472_3224.html#ens_id=1067479

Par Femmes Solidaires Nanterre
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Mercredi 2 juillet 2008

En Inde et quelque soit la religion, ce sont les parents qui traditionnellement arrangent les mariages de leurs enfants.  Aux yeux de nombreux Indiens, ces unions entre familles ont l’avantage de maintenir l’ordre social et de faire respecter les frontières entre castes. C’est ainsi, les mariages arrangés ont toujours empêché les personnes appartenant aux castes les plus basses de monter dans la hiérarchie, rapporte le magazine américain Newsweek.


Après son mariage, la jeune femme déménage dans la maison de sa belle famille dont le cercle s’élargit. Elle doit obéissance à sa belle mère, à ses beaux frères et à  celles de ses belles sœurs arrivées avant elle dans la famille. Ce principe à la vie dure, il n’est pas rare que les parents à la recherche du  gendre idéal, publient à l’insu de leurs filles des petites annonces dans les journaux.

Il y a encore peu donc, un mariage en Inde ne pouvait se résumer à un engagement entre deux adultes amoureux. Mais l’évolution économique du pays est en train de changer la donne et le mariage d’amour pourrait bien détrôner le mariage arrangé en balayant tout sur son passage, y compris le système des castes que l’urbanisation galopante et les réformes des droits civiques menace. Distinguer l’appartenance à une caste devient de plus en plus difficile.

Les jeunes et surtout les femmes prennent leur indépendance en s’inspirant du modèle occidental. Ce n’est pas un hasard si les magazines féminins tels que Cosmopolitan ou Vogue fleurissent sur les étals des kiosques à journaux. Les filles font de plus en plus d’études et représentent 38% des étudiants de deuxième et troisième cycle. Elles gagnent bien souvent mieux leur vie que leurs parents. L’autonomie qui en découle, leur permet d’être en contact avec des hommes et  donc de tomber amoureuses. Or, depuis que les filles choisissent elles-mêmes leur partenaire, le modèle familial traditionnel est en perte de vitesse.

Si le mariage d’amour a fait une percée remarquée en Inde,  cela va de pair avec son corollaire le divorce, mot qui n’existe pas en hindi. Le mot courant pour divorce, ‘talak’,  est emprunté à l’ourdou. Selon les données les plus récentes, le nombre de divorces a doublé en vingt ans. Le Kerala, la région la plus lettrée de l’Inde, bat tous les records. Selon le quotidien britannique The Independent,  Le nombre de demandes de divorce y a augmenté de 350% en dix ans ! 

Source: http://femmes.blogs.courrierinternational.com/archive/2008/07/02/

 

 

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Mercredi 2 juillet 2008

QUESTION DE MADAME NADINE GARCIA A MONSIEUR LE PREFET DES HAUTS DE SEINE

  

relative aux actions contre la violence faite aux femmes


Monsieur le Préfet, Dans notre département depuis l’année 2000, un dispositif a été élaboré dans le cadre de la commission départementale d’action contre la violence faite aux femmes, que vous présidez.

Ce dispositif propose un service d’écoute téléphonique, des groupes de parole, des permanences sans RDV et des entretiens conseils sur RDV.

 

Il s’adresse aux femmes en proie à toutes sortes de violences, conjugales, agressions sexuelles, violences intra familiales, harcèlement sexuel ou moral au travail…


 Il met en collaboration des services sociaux, des services de police et de gendarmerie, des instances juridiques, des services d’aide sociale à l’enfance, des services médicaux, des centres d’hébergement et services chargés du logement, des spécialistes de l’emploi de la formation professionnelle, des associations dont je voudrais saluer le travail difficile qu’elles accomplissent.Mais, la situation reste très préoccupante : le nombre de femmes victimes de violence dans notre pays ne diminue pas, 1 femme meurt tous les 3 jours en France sous les violences de son conjoint, sans distinction de milieu social.Les violences les plus graves ne sont pas marginales. Parmi les femmes âgées de 20 à 59 ans, 50 000 subissent un viol chaque année dont moins de 3% aboutissent à une condamnation aux assises.Une femme sur 10 est  victime de violence conjugale.Dans notre département, de nombreux freins existent pour endiguer le niveau de ces violences.Les associations constatent une grande différence du nombre de saisines entre certains commissariats. Celle-ci n’étant pas imputable à la densité de ces communes, comme l’indique « Assistance Victime 92 » dans sa lettre n°4. Ces associations témoignent également que souvent, il n’y a pas de suite aux signalements, les forces de police ne se déplacent pas au motif qu’elles ne peuvent pas intervenir dans toutes les situations personnelles. Ce n’est pas acceptable.

Il manque des places d’hébergement d’urgence et lorsque des femmes sont prêtes à sortir de ces lieux, il n’y a pas de logements sociaux pour les accueillir. Cette situation est préjudiciable aux femmes et à leurs enfants dont les traumatismes occasionnés sur ceux-ci sont importants et inquiètent les professionnels de l’enfance. Je vous demande, Monsieur le Préfet, de mettre en place un partenariat entre la préfecture, l’OPHDLM, les bailleurs privés ou publics, les centres d’hébergement, pour réserver des logements à ces femmes et à leurs enfants.


Pour les femmes sans papiers, les associations constatent, de plus en plus, dans cette population un nombre important de victimes de violence. Je vous demande, Monsieur le Préfet, d’organiser un accueil spécifique en préfecture pour celles-ci. D’autre part, de graves inquiétudes pèsent sur le devenir du service droits des femmes et à l’égalité des chances alors que ce service est indispensable pour conduire notamment des actions de prévention, qu’il manque de moyens et qu’il faudrait le renforcer.

Nous savons que le niveau des violences ne pourra diminuer que grâce à une réelle prise de conscience de la part de tous et que le travail à accomplir dans ce domaine est immense.


Qu’entendez-vous faire, Monsieur le Préfet, pour remédier à cette situation départementale pour que recule le nombre de femmes victimes de violence,
-
pour que l’information et les actions de prévention soient développées auprès de tous les publics et pas seulement celui des jeunes,

-
pour que des actions de sensibilisation soient conduites dans tous les commissariats,

-
pour mettre en place un partenariat dans le domaine du logement,
- pour un accueil spécifique en préfecture pour les femmes sans papiers,
-
pour le développement du service des droits des femmes et de l’égalité.
 

Source: http://www.patrice-leclerc.org/action-sociale/27-07-2008-question-a-monsieur-le-prefet-sur-la-violence-faite-aux-femmes.html

Par Femmes Solidaires Nanterre
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Vendredi 27 juin 2008
Louise Arbour, haut-commissaire aux droits de l'homme Droits de l'homme : "Les démocrates tolèrent une érosion"

LE MONDE | 27.06.08 | 13h22  •  Mis à jour le 27.06.08 | 13h22
GENÈVE ENVOYÉE SPÉCIALE

AP/MARTIAL TREZZINI
La Canadienne Louise Arbour, haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, à Genève (Suisse), le 18 juin 2008.


oixante ans après la Déclaration universelle des droits de l'homme, l'adjectif "universelle" est-il toujours valable ? Des pays émergents comme la Chine, la Russie, et certains, dans le monde musulman, font valoir des visions différentes de celle de l'Occident...

Il y a une fracture, en partie héritée de la guerre froide : les pays en développement ont favorisé les droits économiques et sociaux, tandis que les pays occidentaux ont toujours mis l'accent sur les droits civils et politiques. Il est significatif que la Chine ait ratifié le Pacte sur les droits économiques et sociaux, et non celui sur les droits civils et politiques, tandis que les Etats-Unis ont fait l'inverse. Mais la principale difficulté vient aujourd'hui d'un autre facteur : l'essor des religions, la force des voix religieuses. On entend dire : "Ce sont peut-être des droits universels, mais ils sont séculaires, ils entrent en conflit avec des traditions religieuses, il faut donc les ajuster."


Face à cette atteinte à l'universalité des droits de l'homme au nom d'un relativisme culturel ou religieux, la solution est de mener le débat avec les bons interlocuteurs. Non pas avec, d'un côté, les ambassadeurs des pays de l'Organisation de la Conférence islamique, et de l'autre, ceux de l'Union européenne. Mais en demandant à des femmes musulmanes, par exemple, car elles ont beaucoup à dire sur la façon de concilier convictions religieuses et droits. Il faut aussi ramener le débat à une dimension juridique, et non politique. Suggérer qu'il y a un grand conflit entre liberté d'expression et liberté de religion est un faux débat. La question est : "Quelles sont les limites raisonnables à la liberté d'expression dans une société libre et démocratique ?"


Comment la "guerre contre le terrorisme" a-t-elle affecté le combat pour les droits de l'homme ?


Les démocrates ont toléré beaucoup d'érosion des droits de l'homme ces dernières années, ouvrant tant de possibilités d'abus. Mais l'opinion a commencé à réagir. Ce qui s'est passé après le 11-Septembre, c'est qu'au lieu d'être placé devant la question : "Dans quelle mesure es-tu prêt à sacrifier un peu de ta liberté pour être plus en sécurité ?", on a entendu la question : "Dans quelle mesure es-tu prêt à sacrifier un peu plus de la liberté des autres pour être plus en sécurité ?" Cela a faussé l'équation. Les gouvernements parlent des terroristes comme s'ils étaient prédéterminés, alors que ce sont des présumés terroristes.

Par ailleurs, on a toléré de la part de nos gouvernements un niveau de secret inouï, soi-disant à des fins de sécurité de l'Etat. On découvrira peut-être dans dix ans seulement l'ampleur des abus. Mais la récente décision de la Cour suprême des Etats-Unis (reconnaissant le droit des prisonniers de Guantanamo à se défendre devant la justice civile fédérale) montre que, dans ce pays, le judiciaire a commencé à regagner le terrain qui lui appartient, et qui est celui de la garantie des libertés fondamentales.

Après la décennie des années 1990, marquée par certains progrès, comme le développement de la justice internationale, est-on aujourd'hui dans une phase de recul des droits de l'homme ?


Je ne suis pas certaine que ce soit le cas. Les acquis sont quand même assez importants. Les travaux de la Cour pénale internationale, ca marche ! C'est lent, mais on n'a reculé sur rien. Et il y a la doctrine de la "responsabilité de protéger", qui est une approche intéressante, très différente du droit d'ingérence humanitaire. Car un droit, c'est discrétionnaire, on peut y donner suite ou pas. Mais si on accepte une "responsabilité" d'intervenir, ce n'est plus discrétionnaire, c'est obligatoire.


La réaction internationale à la crise au Zimbabwe met-elle aux prises deux visions des droits de l'homme, l'une occidentale, l'autre non ?


Cette crise est perçue dans les pays occidentaux sous l'angle de la démocratie mise en morceaux, pervertie. Sur place, elle est vécue tout aussi intensément au plan économique et social, avec une inflation à 100 000 %, et des mouvements de réfugiés. Il y a des perceptions différentes. L'Afrique, les pays de la région en particulier, ne peuvent pas se prévaloir d'un grand succès au Zimbabwe. Il y a eu à un moment une faillite de l'engagement régional. Mais les pays africains ont aussi été forcés d'articuler des positions beaucoup plus respectueuses des droits de l'homme, beaucoup plus sensibles à la nécessité d'intervenir, même si ce n'est qu'au plan politique : ne pas fermer les yeux devant les abus.


Le phénomène des émeutes de la faim annonce-t-il une nouvelle phase dans la lutte pour les droits de l'homme ?


On ne va pas pouvoir continuer à accepter longtemps encore des inégalités aussi profondes et injustifiables entre les pays, et à l'intérieur des pays. Face à ces émeutes, le débat a porté sur les aspects économiques : protectionnisme, biocarburants, spéculation, etc. Mais moi, je dis : qu'en est-il du droit à l'alimentation, du droit à un niveau de vie adéquat ? C'est difficile d'articuler comme un droit fondamental, avec l'obligation des Etats à l'égard de leur propre population, et le droit à une assistance internationale. C'est l'enjeu du droit au développement. On a entendu les pays occidentaux se dire fermement engagés à prohiber le génocide... Mais quelle est la différence entre un gouvernement qui tue une partie de sa population et un gouvernement qui la laisse mourir de faim ou de maladie par négligence criminelle ? Il nous reste à mener une réflexion là-dessus. D'autant qu'un autre problème, je pense, va surgir à l'avenir : le droit à l'eau.



Propos recueillis par Natalie Nougayrède



Chronologie

10 décembre 1948.
Les 58 Etats composant alors l'Assemblée générale de l'ONU adoptent la Déclaration universelle des droits de l'homme.


1966.
Adoption par l'Assemblée générale de deux textes complémentaires : le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

1993. Création du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme.

2006. L'Assemblée générale crée le Conseil des droits de l'homme, en remplacement de la Commission des droits de l'homme. Il est composé de 47 Etats, élus à la majorité des membres de l'Assemblée générale, selon une répartition géographique.

30 juin 2008. Louise Arbour quitte son poste de Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, à la fin de son mandat de quatre ans.



Article paru dans l'édition du 28.06.08
Par Femmes Solidaires Nanterre
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Vendredi 27 juin 2008

Le rendez-vous de Femmes solidaires est à 13h30,

58 boulevard Saint-Jacques,

à l'arbre devant le "Denfert Café".

Nous serons la 6ème organisation dans le cortège.


Venez nombreuses avec tee-shirt, drapeau...pour faire entendre notre parole féministe contre toutes les discriminations, contre tous les rapports de domination

Le thème de la marche 2008 est le suivant :

Une marche pour mobiliser l’école

Harcèlement, mal-être, violences, injures : l’école est souvent le lieu de toutes les humiliations, pour les jeunes en recherche de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre.

L’école peut aussi être un formidable outil de transmission de valeurs universelles : respect, égalité et acceptation des diversités.

Chaque discrimination a ses spécificités, qu’elles soient racistes, sexistes, handiphobes, homophobes, lesbophobes ou transphobes.

Mais toutes usent des mêmes mécanismes : peur de l’autre, refus de la différence, reproduction des normes culturelles et sexuelles.

« Pour une école sans aucune discrimination » : en choisissant ce mot d’ordre, les 52 associations membres de l’Inter-LGBT ont souhaité lier l’ensemble de ces combats, et rappeler le monde éducatif à ses devoirs.

Lutter contre toutes les discriminations suppose une totale détermination de l’ensemble des acteurs de la communauté éducative, et une volonté politique.

Ce sera le message de la Marche des fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans du 28 juin 2008, plus festive, revendicative et colorée que jamais.


Plan pour nous retrouver:



Par Femmes Solidaires Nanterre
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Vendredi 27 juin 2008
Communiqué de presse


Jeudi 26 juin 2008, le Tribunal correctionnel de Paris condamne Jacques Mahéas, sénateur-maire de Neuilly sur Marne à 4 mois de prison avec sursis et 35 000 € de dommages et intérêt, pour avoir commis des agressions sexuelles sur une employée de la mairie.

Employée de mairie depuis 1976, Madame S. ne pensait pas qu’un jour elle serait confrontée à une telle situation. Lors du procès elle témoigne « Cela a commencé en 2000, à la fermeture des bureaux lorsque j’étais seule, par des allusions sur mes relations personnelles, ses gestes sont devenus de plus en plus déplacés, les attouchements sur le corps se sont multipliés, des baisers volés. Au quotidien, je me rendais au travail en ayant peur de le rencontrer. J’étais humiliée et terrorisée. Il savait que je vivais seule avec mes enfants, mon travail, mon logement, dépendaient de lui ». Le 11 octobre 2004, elle dépose plainte pour agressions sexuelles. « Il fallait que cela cesse et qu’il ne se permette plus jamais d’atteindre d’autres femmes ». Elle déclare avec courage en conclusion, au tribunal « il n’est pas dans un magasin, je ne suis pas un objet ».

C’est avec cynisme que l’agresseur a tenté de se disculper sans succès « j’ai avec mes salariées des relations cordiales, je leur dis au revoir de façon sympathique ». Le tribunal l’a finalement reconnu coupable.

Femmes solidaires, porte voix des femmes s’élevant contre ces pratiques violentes, s’est portée partie civile car ces procès encouragent les victimes à dénoncer leur situation. L’association estime que la justice est rendue lorsque sont condamnés les auteurs de violences sexuelles au travail, qui sont encore trop souvent des sujets tabous.

Elle déplore cependant que l’agresseur, sénateur maire, puisse continuer d’exercer ses fonctions.

 

Par Femmes Solidaires Nanterre
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Vendredi 20 juin 2008
Courrier international - 20 juin 2008
Chronique


Les programmateurs de la chaîne américaine Lifetime peuvent se frotter les mains. Mission accomplie ! Army Wives, une série sur les femmes de militaires, écrite pour être diffusée sur cette chaîne câblée destinée aux femmes, a trouvé son public… de femmes, cela va sans dire. Lancée en 2007 sans tambour ni trompette, Army Wives a supplanté Mad Men, la série événement de la saison, dans le cœur et le téléviseur des ménagères américaines. Ce mois de juin, elle rempile pour une deuxième saison.


Pourtant, lors de son lancement, Army Wives avait été boudée par la critique. Encore une série sur l'armée, la guerre et la bannière étoilée ! avait-on pu lire. Même si les conflits d'Irak et d'Afghanistan sont sa toile de fond, Army Wives n'est pas une série sur la guerre. Inutile, donc, de la comparer avec Over There, l'éphémère série de la chaîne FX Network (diffusée en 2006 sur Canal +) qui s'est imposée comme la référence du genre. "Over There tentait quelque chose d'inédit : mettre en scène le quotidien de soldats engagés dans une guerre alors que cette guerre était encore en cours", se souvient Barry Garron dans Hollywood Reporter. Las, elle n'aura duré qu'une saison. "Certaines analyses post mortem ont avancé que, pour les Américains, il était dérangeant de voir la même guerre tuer des personnes aux actualités et des personnages en prime time", poursuit le journaliste. Pour tout dire, les combats sont complètement absents de Army Wives. Les héroïnes ne connaissent du champ de bataille que ce qu'en montrent les informations télévisées. En cela, la série se distingue de The Unit (diffusée sur CBS aux Etats-Unis et M6 en France), qui suit le parcours – côté cour et côté terrain – d'un commando spécial de l'armée américaine. "Army Wives, c'est The Unit sans les théories du complot ni les opérations secrètes", estime Matt Roush dans l'hebdomadaire TV Guide.


Cela laisse au téléspectateur un condensé de "sacrifice, de solitude et de tradition parfois étouffante", résume Robert Abele dans LA Weekly. Par amour, les héroïnes de Army Wives se sont de facto embrigadées dans l'armée. Voilà un autre malentendu à dissiper. Quoi qu'ait pu laisser supposer le terme wives (voir Desperate Housewives, ou la série britannique Femme$ de footballeurs, vue sur M6), Army Wives n'a pas vocation à faire rire. La série dépeint des femmes qui savent ce qu'est une fin de mois difficile, qui ne font jamais de shopping et qui vivent "dans des cuisines minuscules, pleines de boîtes de céréales ouvertes et de lait renversé", rappelle Ginia Bellafante dans The New York Times. Des femmes, des vraies.


Et l'institution militaire dans tout ça ? "Army Wives présente les épouses de militaires non comme des victimes, mais comme le ciment qui permet à l'armée américaine de tenir debout", affirme Maureen Ryan dans le Chicago Tribune. Un jugement que nuance Ginia Bellafante. "A aucun moment la série ne vous laisse croire que tout ce dont vous avez besoin, c'est d'un homme en uniforme", explique-t-elle. Le prix à payer est trop élevé.

Marie Béloeil
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Par Femmes Solidaires Nanterre
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