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  • : Informer les femmes sur leurs droits (permanences juridiques gratuites sur rendez-vous). Leur permettre d'intervenir pour obtenir l'égalité dans tous les domaines, faire évoluer les mentalités, améliorer l'accueil et l'hébergement des femmes victimes de violence, faire respecter les lois. Participer ponctuellement à la vie locale.
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Vendredi 13 juin 2008

Istoires – (H)istoire(s) de filles // Cabaret-lecture autour de l’histoire intime et collective des femmes, "Istoires" réunit des témoignages et des paroles de femmes de tous horizons sociaux, culturels et géographiques rencontrées lors de différents ateliers artistiques menés par la Compagnie Sambre depuis 2003. Quatre comédiennes font résonner ce chœur de voix et d'histoire(s) de femmes.

Avec Astrid Cathala, Behi Djanati Atlaï, Laura Lorente et Michèle Laurence.

Conception et mise en forme : Carole Thibaut

 

CONFLUENCES

190 bd de Charonne        

75020 Paris

Métro Alexandre Dumas

Participation : 3 euros


 

Avec, en 1ère partie :

J’écris, j’agis, je fais reculer la féminisation de la pauvreté // Création collective de l'association Femmes Solidaires de Nanterre, avec l'aide de la Compagnie Sambre, d'après le livre édité par Femmes Solidaires "J’écris, j’agis, je fais reculer la féminisation de la pauvreté"

Avec Fatima Hassaïne, Malika Sadeg, Nadia Zimmermann, Isabelle Aburto, Jocelyne Pelluet

Sous l'œil amical d’Astrid Cathala et de Carole Thibaut

 

La représentation sera suivie d'une rencontre avec Géraldine Ledigol de Femmes solidaires et Carole Thibaut, directrice artistique de la Cie Sambre, sur la condition de la femme en France aujourd’hui.

Débat animé par une journaliste de Clara Magazine.


La soirée se terminera autour d'un verre
 

NB : Les livres "Istoires – (H)istoire(s) de filles" et "J’écris, j’agis, je fais reculer la féminisation de la pauvreté" seront en vente à 5€.

 

Réservations // Sambre : 06 42 78 48 40 // Femmes solidaires : 01 40 01 90 90.

Par Femmes Solidaires Nanterre
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Vendredi 13 juin 2008
En attendant les comptes rendus des copines, quelques photos de trois jours de reflexion, debats et  rencontres.





FEMINISTE POUR UNE EUROPE LAIQUE



Communiqué

 

Rome le 31mai et 1er juin 2008


 

Ce week-end à Rome l’association Femmes Solidaires des Hauts de Seine était présente avec 5 représentantes.


Nous étions des femmes venues de 20 pays de l’Europe pour débattre ensemble sur la laïcité en Europe.

Nous étions tout près du Vatican, dans un ancien cloître, aujourd’hui La CASA DE LA DONA (La maison Internationale des Femmes) à l’invitation de le IFE-EFI (Initiative féministe Européenne pour une autre Europe ).


De nombreux témoignages, lors de cette conférence, nous avons constaté une grande dégradation de la condition féministe en Europe et partout dans le monde, avec la monté des intégristes qu’ils soient juifs, chrétiens ou musulmans…

 

Dans une Europe soumise de plus en plus, plus que jamais les églises et les structures religieuses conservatrices leur point commun de tous ces intégrismes, sont les plus farouches gardiens d’un ordre patriarcal qui prétend contrôler les corps et tous les domaines de la vie des femmes.

 

Les femmes sont plus que jamais menacées de faire, les premières les frais d’une Europe ultra-libérale dont le système cimente la domination politique, sociale et économique par l’instrumentalisation du religieux dans la sphère aussi publique que privée.

 

L’initiative féministe européenne est d’analyser l’influence réelle des structures et idéologies religieuses sur la vie des femmes européennes dans chaque pays et de définir ensemble les points communs de la laïcité européenne afin de débattre des moyens pour la mettre en oeuvre  concrètement.

Les participantes ont proposé la laïcité comme une « protection » pour les femmes, et donc la laïcité française à été citée plusieurs fois comme modèle.

 

Nous proposons sur cette base politique commune l’organisation d’une grande campagne pour la laïcité en Europe déclinée en 3 étapes :

 

1 - Constitution d’un Comité de préparation d’un nouveau traité européen incluant le principe de laïcité. Ce comité élaborera d’ici à la fin de l’année un texte formulant les principes de laïcité et de son application au sein de l’Union européenne telles que nous les souhaitons dans le futur traité pour une Europe sociale et Féministe.

 

2 - Campagne d’information sur nos  revendications auprès des élus locaux, nationaux et européens, des associations notamment féministes et des partis politiques dans chaque pays européen.

 

3 -L’inclusion de nos revendications dans les programmes, pour les élections européennes, des partis qui sont nos alliés et amis.


Par Femmes Solidaires Nanterre
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Vendredi 13 juin 2008











Merci Nadia!!!



Par Femmes Solidaires Nanterre
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Dimanche 8 juin 2008

L’Humanité des débats

La virginité, concept rétrograde

Article paru
le 7 juin 2008

Pourquoi le jugement de Lille est-il dangereux ?

La nouvelle a été rendue publique il y a quelques jours : un mariage a été annulé par le tribunal de Lille pour cause de non-virginité de l’épouse, sur fond de préceptes religieux, l’avocat de l’époux se cachant derrière la question du mensonge de la future épouse.

Ce jugement liberticide pour la pensée est un retour à des temps que nous espérions révolus, nous les femmes, à l’heure où nous célébrons les quarante ans de Mai 68 et du vent de liberté qu’il a permis en matière de libération sexuelle. Le temps des noces barbares où le drap des époux était exhibé pour prouver la « pureté » de l’épouse et la virilité de l’époux est-il revenu ? Ce jugement est dangereux pour les femmes et pour toute la société. Il remet en cause le principe de laïcité. Le Code civil et son article 180 ont été ouvertement interprétés à des fins religieuses, afin de promouvoir des principes de vie obsolètes qui réduisent les femmes à l’état d’objets. Femmes solidaires, à travers ses rencontres dans les établissements scolaires, peut livrer une expérience de terrain. Aux filles qui subissent les pressions de la famille, des coutumes, des religions, nous pouvons dire : « La loi vous protège. Sur notre territoire, vous avez les mêmes droits et les mêmes devoirs quelles que soient votre religion, vos origines, votre sexualité. »

Ce jugement leur envoie un signe contraire. Il leur dit qu’au-dessus des lois de notre pays, il y a les lois religieuses. Ces rencontres avec la jeunesse dans toute la France nous ont permis de nous positionner contre le port du voile dans les établissements scolaires. Elles nous poussent aujourd’hui à nous indigner de cette décision alors que certaines, cédant à la pression, ont recours à la reconstruction de l’hymen ou font voeu de chasteté jusqu’au mariage. Il remet en cause le principe d’égalité. On ne nous parle jamais de la virginité de l’époux, comme s’il était entendu qu’il puisse jouir d’une sexualité libre et épanouie avant le mariage sans que celle-ci porte atteinte aux « qualités essentielles de sa personne ». Femmes et hommes sont-ils sur un pied d’égalité ? Certes non. Ce mot de virginité, fortement imprégné de morale judéo-chrétienne, continue de faire des ravages. Il désigne implicitement celles qui ont une sexualité libre et consentie comme des impures, des « salopes » pour prendre une terminologie plus actuelle. Une femme qui n’est pas « vierge » souillerait son futur mari. Notre société doit en finir avec ce concept rétrograde. Ce mot de virginité doit être extrait de notre vocabulaire comme un mot qui porte atteinte à toutes les femmes.

Il remet en cause le principe d’intégrité. En jetant en pâture l’intime d’une femme, ce jugement viole l’intime de toutes les femmes. Le corps des femmes ne peut être un enjeu de contrat. À nos enfants, filles et garçons, nous apprenons que leur corps leur appartient, qu’ils ne doivent jamais le céder à qui que ce soit, que l’intime est avant tout une question d’amour, d’échange, de respect, qu’ils sont maîtres de leur vie, de leur sexualité. Ce jugement véhicule tout le contraire. Le corps de cette femme ne lui appartient finalement pas, puisque d’autres jugent pour elle de ses « qualités ». Si l’on va jusqu’au bout du raisonnement, cette femme aurait dû se marier avec le premier garçon avec qui elle a eu des relations sexuelles, même si l’expérience restait désastreuse. Nous ne pouvons regarder sans rien dire nos filles se soumettre sur les terrains des batailles gagnées par nos mères, notamment celle du droit de vivre, de profiter d’une sexualité librement vécue et consentie, celle de l’insoumission aux hommes, pères, frères et maris, et, surtout, celle emblématique de la séparation de la sexualité et de la procréation. Face à ceux qui détournent ce beau concept du dialogue des cultures pour affirmer que ce qui est bon pour les unes ne l’est pas pour les autres au nom des croyances ou des origines, nous affirmons que toutes les femmes dans ce monde ont droit au même respect, à la même liberté. Femmes et hommes de progrès, continuons ensemble de nourrir notre laïcité comme une plante fragile, face aux mauvaises herbes de l’obscurantisme.

Par Femmes Solidaires Nanterre
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Mardi 3 juin 2008
le 3 juin 2008

Politique

L’Europe, un eldorado pour les intégrismes religieux

Laïcité . Des féministes de 20 pays d’Europe et de la Méditerranée ont appelé, ce week-end, à Rome, à élever une « digue » contre les reculs des droits des femmes.

Rome (Italie), envoyée spéciale.

Effarante, la décision du tribunal de Lille d’annuler un mariage par la justice française pour cause de non-virginité de l’épouse résume à elle seule le fulgurant mouvement de régression contre lequel des féministes de vingt pays d’Europe et de la Méditerranée ont mis en garde, le week-end dernier, à Rome. À deux pas du Vatican, dans un ancien cloître qui abrite aujourd’hui la Maison internationale des femmes, ces militantes ont planché sur la question de la laïcité, à l’invitation du réseau Initiative féministe pour une autre Europe (IFE), constitué au lendemain du Forum social européen de Paris-Saint-Denis, en 2003. Avec la ferme conviction que l’immixtion du religieux dans les affaires publiques est toujours préjudiciable aux droits des femmes. « La suprématie du religieux est incompatible avec la démocratie, la liberté d’expression, les droits des femmes », a résumé Lourdes Daza Gillman, de FI, le Parti féministe suédois.

Une dégradation brutale de la condition féminine en Europe

De nombreux témoignages ont mis en lumière, lors de cette conférence, une dégradation brutale de la condition féminine en Europe, mais aussi partout dans le monde. Une évolution directement liée, selon les participantes, à la montée des intégrismes, les plus farouches gardiens d’un ordre patriarcal qui prétend contrôler les corps et tous les domaines de la vie des femmes. « Les fondamentalismes, qu’ils soient juifs, chrétiens ou musulmans, tiennent tous l’émancipation des femmes pour la source de tous les maux », a estimé Soad Bekkouche, militante de Femmes solidaires, et l’un des relais, en France, de la campagne 20 ans barakat contre le Code de la famille, qui consacre le statut d’éternelles mineures des femmes algériennes.

L’Union européenne, ont répété ces femmes, n’est pas à l’abri des profondes régressions que les intégrismes religieux tentent, partout, d’imprimer aux sociétés. Rappelant les vives confrontations, en 2005, autour du projet de constitution européenne, elles ont mis en garde contre les conséquences désastreuses de l’activisme redoublé des lobbies religieux liés au Vatican au coeur même des institutions européennes. Un activisme qui n’est pas étranger aux attaques, frontales ou plus insidieuses, dont le droit à l’avortement et à la contraception fait l’objet partout en Europe. « Même le langage institutionnel européen témoigne de ces reculs, a expliqué Bianca Pomeranzi, du réseau féministe de la Gauche européenne. On ne parle plus, désormais, d’égalité des droits entre hommes et femmes, mais d’égalité des chances. Ce concept ne veut rien dire, il n’engage à rien. » Pourtant, a affirmé Graziella Mascia, vice-présidente du Parti de la gauche européenne (PGE), « la laïcité et la liberté des femmes devraient être des principes fondateurs de l’Union européenne ».

Des féministes venues de Syrie, du Liban, de Palestine, de Turquie ont elles aussi fait part du difficile combat qui les oppose à des intégrismes qui font de la liberté, de l’autonomie et des droits des femmes leur cible première. Iranienne exilée au Royaume-Uni, Azar Majedi a violemment critiqué la mansuétude dont une partie de la gauche fait preuve, en Europe, à l’endroit de l’islamisme. « Au nom du relativisme culturel et du respect des différences, certains banalisent l’islamisme, parfois présenté comme un allié face à l’impérialisme américain, s’est-elle indignée. C’est terrifiant : le mot "islamophobie" est rentré dans le langage. Il a pourtant été forgé par les intégristes musulmans pour nous faire fermer nos gueules ! »

Le principe de laïcité, une « protection » pour les femmes

Le point commun de tous ces intégrismes ? La volonté de contrôler le corps des femmes, de les « cantonner au rôle de gardiennes du bon ordre familial ». Face à ce retour de l’ordre moral et aux incursions de plus en plus téméraires du religieux dans les affaires politiques, les participantes ont dépeint le principe de laïcité comme une « protection » pour les femmes. « La laïcité, c’est la construction d’un espace public de liberté, où les croyances ne s’érigent pas en normes morales applicables à tous », a résumé l’une d’entre elles. Ironie du sort, alors que la loi de 1905 est régulièrement vilipendée par le président Sarkozy, la laïcité à la française a été maintes fois citée comme un modèle.

Revendiquant le caractère proprement politique de leur démarche, ces féministes n’ont pas hésité à établir le lien entre les dégâts sociaux causés par l’ultralibéralisme et la montée des intégrismes. Et à critiquer le dogme de l’État minimal qui ouvre aux activistes religieux des espaces inespérés dans les domaines clés du social ou de l’éducation. Le féminisme, un combat politique, certes. Mais les oratrices n’ont pas hésité à épingler en des termes parfois peu amènes une gauche jugée trop timorée sur la laïcité et parfois franchement conservatrice sur les droits des femmes.

Rosa Moussaoui

Par Femmes Solidaires Nanterre
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Dimanche 1 juin 2008

Courrier international - n° 917 - 29 mai 2008 http://www.courrierinternational.com/img/espaceur.gif

L’essor du trafic d’êtres humains http://www.courrierinternational.com/img/espaceur.gif

Caroline Moorehead, journaliste et écrivain britannique spécialisée dans les droits de l’homme, a enquêté sur cette forme de crime organisé. Etat des lieux. http://www.courrierinternational.com/img/espaceur.gif

Le seul souvenir que Nita garde du jour où des miliciens serbes l’ont arrachée de chez elle, à Pristina, pour la conduire dans un camp où ils l’ont violée est qu’il faisait froid et que le sol était couvert de neige. Elle a oublié si c’était juste avant ou après Noël 1996, l’année où les combats ont éclaté entre les forces serbes et l’Armée de libération du Kosovo. Elle a vécu tellement d’horreurs au cours de la dernière décennie que son esprit, dit-elle, est embrouillé. En 1996, Nita avait 18 ans, elle était mariée et mère d’une fillette de huit mois, et elle vivait à proximité de son père, veuf, et de sa sœur de 7 ans. Les miliciens qui sont venus la chercher ont également emmené le bébé et la fillette, et conduit son mari, Milau, ainsi que son père dans un autre camp. Pendant quatre jours, Nita a été violée à plusieurs reprises avec sept autres femmes, avant d’être embarquée dans une voiture et abandonnée près de la frontière albanaise, où elle a rejoint des milliers de personnes terrifiées fuyant les Serbes.

A Tirana, il y avait des gens prêts à venir en aide aux réfugiés. Durant les quelques semaines où elle a été hébergée chez un homme, celui-ci l’a conduite d’un camp de réfugiés à un autre à la recherche de sa famille. Mais il n’y en avait aucune trace. L’homme, raconte Nita, était gentil avec elle et l’invitait au restaurant. Si bien que le soir où il l’a conduite au bord de la mer en lui disant qu’ils allaient faire une promenade en hors-bord, elle l’a suivi de bon gré. C’est seulement quand le bateau a quitté la rive et qu’elle a vu qu’il était rempli de femmes et de jeunes filles qu’elle prit peur et commença à se débattre. Mais elle n’avait encore aucune idée de ce qui lui arrivait : elle était juste terrifiée. L’homme l’a frappée et elle a perdu connaissance. Quand elle est revenue à elle, elle était en Italie et, après un périple de sept jours, elle s’est retrouvée dans un appartement de la banlieue de Turin. Les autres femmes qui y étaient détenues lui ont appris qu’elle avait fait l’objet d’un trafic, vendue comme prostituée à un réseau de proxénètes italiens et albanais. “Si tu veux manger, tu devras travailler”, lui a dit l’une d’elles.

Pendant six ans, d’abord dans un appartement où elle était retenue prisonnière, puis dans la rue, Nita a subi des rapports sexuels chaque nuit, sept jours sur sept, avec au moins une dizaine d’hommes ; parfois, cela se passait dans des ruelles, “comme des animaux”. Lorsqu’elle ne parvenait pas à attirer suffisamment de clients, un des hommes qui dirigeaient la maison de passe la frappait. Ne parlant pas l’italien, sans papiers, ne sachant pas vraiment où elle se trouvait, Nita vivait dans la peur et l’ignorance. Elle dormait toute la journée et apprenait à ne faire confiance à personne. Sur le trottoir où elle travaillait, il y avait aussi des filles russes ; leurs proxénètes et le sien les surveillaient en permanence. Une fois, elle a essayé de s’enfuir, ce qui lui a valu d’être rouée de coups.

Il est impossible de se procurer des chiffres fiables

Et puis, un jour, la chance a tourné. Par le plus grand des hasards, elle est montée dans la voiture d’un homme qui affirmait avoir connu Milau et entendu dire qu’il était parti en Grande-Bretagne. Il lui a fallu un mois pour lui faire confiance et accepter, en se disant que sa vie ne pourrait être pire, qu’il l’aide à s’enfuir en organisant un voyage clandestin à travers l’Europe dans un camion de cigarettes. Comme elle l’a compris plus tard, c’était un acte de gentillesse comme elle n’en espérait plus : il l’avait aidée et lui avait de surcroît payé le voyage. Un matin, après le déchargement des cigarettes, on l’a fait descendre du camion et laissée sur la route près d’une cabine téléphonique après lui avoir donné quelques pièces. Elle était en Angleterre. Elle a téléphoné, et Milau est venu la chercher.
Pendant un certain temps, elle a cru que le mariage pourrait tenir. Elle a pris soin de ne pas demander à Milau comment il avait passé les années où ils avaient été séparés, de crainte qu’il ne l’interroge sur sa propre vie. Comme elle ne tarda pas à s’en apercevoir, il préférait ne pas apprendre des choses qu’il aurait été incapable d’assumer. Mais, quand il a découvert, au moment de sa demande d’asile au ministère de l’Intérieur britannique, qu’elle avait été vendue à des proxénètes et qu’elle avait fait le trottoir pendant six ans, il n’a pas pu le supporter et l’a jetée dehors. Elle était alors enceinte de trois mois. Les services sociaux l’ont placée dans un foyer de la banlieue londonienne où elle pourrait attendre la naissance de son bébé.

Pour l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le trafic d’êtres humains est “la forme la plus menaçante de migration irrégulière en raison de son ampleur et de sa complexité croissantes, dues au fait qu’il englobe à la fois les armes, les drogues et la prostitution”. Pour l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), il s’agit de la forme de crime organisé connaissant l’expansion la plus rapide du monde. Mais personne n’est d’accord sur ce qu’englobe exactement ce concept, et les organisations nationales et internationales sont très divisées sur les moyens à mettre en œuvre. Il est en outre impossible de se procurer des chiffres fiables. Des responsables de l’Organisation internationale du travail (OIT) se bornent à dire qu’ils estiment que 700 000 à 2 millions de femmes et d’enfants sont vendus chaque année à l’étranger et que ce trafic alimente une industrie dont les profits oscillent entre 12 milliards et 17 milliards de dollars par an. Selon les Nations unies, on dénombre aujourd’hui 127 pays sources – principalement en Asie et en Europe de l’Est – qui fournissent un grand nombre de prostituées et 137 pays destinataires.

Une chose est sûre, le trafic de femmes et d’enfants se fait selon les modalités classiques de l’esclavage : enlèvement, fausses promesses, transport dans un endroit inconnu, perte de liberté, sévices sexuels, violences et privations. Les victimes sont isolées, soumises à des pressions physiques ou psychologiques, rendues dépendantes aux drogues et à l’alcool. L’introduction clandestine de migrants, avec laquelle on confond trop souvent le trafic d’êtres humains, est fondamentalement différente : les personnes sont consentantes et, en principe, elles sont libres une fois arrivées à destination. En revanche, les victimes de trafic, même si elles sont consentantes au départ, continuent à être exploitées par les trafiquants à leur arrivée. Vendues successivement à plusieurs acquéreurs dans un long cycle de violences, ces femmes font d’excellentes marchandises : les profits qu’elles génèrent sont énormes, les risques de se faire prendre sont limités et les sanctions dérisoires. Ces femmes peuvent aussi être contraintes à rembourser les coûts occasionnés par leur achat et leur transport, cette prétendue dette étant un prétexte supplémentaire pour les maintenir en esclavage. Selon un rapport de la CIA, les trafiquants gagnent en moyenne 250 000 dollars par femme. Mais il n’existe pas d’informations fiables sur le montant payé à chaque étape du long chemin menant de l’offre alléchante à la prostitution, sur les commissions perçues par chacun et sur la rémunération des hommes et des femmes qui jouent le rôle de chaperons et de passeurs.
La mondialisation et l’économie de marché se sont traduites par un accroissement des mouvements de capitaux et de main-d’œuvre. Les frontières se sont ouvertes aux marchandises, aux investisseurs et aux ressortissants des pays riches, mais ceux des pays pauvres ne circulent pas aussi librement. De sévères quotas et des lois visant à limiter l’immigration empêchent les demandeurs d’asile et les migrants économiques de passer les frontières. C’est dans ce sous-monde d’économies en faillite, de pauvreté, de discrimination, de gouvernements corrompus et de nouvelles technologies que le trafic d’êtres humains prospère. Il n’est pas uniquement axé sur le sexe : un grand nombre de personnes – peut-être un tiers du total – sont vendues chaque année pour répondre à la demande de main-d’œuvre servile bon marché dans l’agriculture, les services domestiques et l’industrie. Mais sa finalité la plus flagrante et la plus pernicieuse est l’industrie du sexe.

Beaucoup de trafiquants sont des tenancières de maisons closes

Sur les trafiquants eux-mêmes, on est moins informés, entre autres parce que leurs victimes, mal protégées par la loi, sont souvent trop effrayées pour témoigner, mais aussi parce qu’il n’existe pas qu’un seul type de trafiquants. Une tendance se dégage toutefois. Au sommet de la pyramide, on trouve de grands réseaux criminels extrêmement sophistiqués, qui opèrent habituellement aux côtés des trafiquants de drogue et d’armes, mais forment des cellules distinctes. Ils opèrent souvent dans plusieurs pays, font franchir les frontières à leurs victimes et les font passer de groupe en groupe comme de vulgaires marchandises, profitant de la corruption qui règne au sein de la police.
Ces réseaux ont souvent recours à des rabatteurs pour amener les femmes à accepter des emplois à l’étranger en les leur présentant comme lucratifs et respectables. Selon [le journaliste britannique] Misha Glenny, auteur d’un livre sur la pègre mondiale*, la Bulgarie joue un rôle crucial dans les opérations de trafic. Les gangs bulgares envoient des femmes vers le sud, dans l’Union européenne via la Grèce, vers le sud-est, en Turquie et au Moyen-Orient, vers l’ouest, en Albanie, et vers le nord, en République tchèque et en Allemagne. Une fille qu’il a interviewée en Israël était passée entre les mains de Moldaves, d’Ukrainiens, de Russes, d’Egyptiens et de Bédouins avant d’arriver à sa destination finale : un bordel de Tel-Aviv.

Bon nombre de trafiquants sont des tenancières de maisons closes, et la plupart des filles originaires de Moldavie seraient dupées, recrutées et préparées par des femmes – parfois d’anciennes prostituées – qui les accompagnent pendant la première étape du voyage pour les rassurer. Le plus troublant est que certains des rabatteurs sont des petits amis, des tantes ou même des parents qui, pour une commission ou en raison de leur situation financière désespérée, sont prêts à trahir celles qu’ils prétendent aimer.

Bien qu’il y ait eu des précédents au XIXe siècle avec la traite des Blanches, le trafic d’êtres humains n’a pris les dimensions d’un problème international qu’au milieu des années 1990. En Thaïlande, le commerce sexuel des enfants s’est répandu plus tôt, essentiellement pendant la guerre du Vietnam, quand les soldats américains fréquentaient les bordels de Bangkok pour “se reposer et se détendre”. Dans les années 1970, des groupes criminels, conscients des profits juteux qu’ils pouvaient en tirer, ont commencé à organiser des voyages de tourisme sexuel en Thaïlande pour les hommes européens.

Le trafic transfrontalier s’est développé dans les années 1990

Mais, c’est dans les années 1990, au moment où l’essor économique de l’Indonésie, de la Malaisie, des Philippines et de Singapour a commencé à marquer le pas et que des femmes sans emploi se sont laissé attirer par le secteur du “divertissement”, que le trafic transfrontalier s’est développé. Aujourd’hui, on estime qu’environ 200 000 de ces femmes travaillent au Japon dans des saunas, des salons de massage et des réseaux de téléphone rose pour rembourser les prétendus coûts de leur recrutement et de leur voyage, enchaînées aux proxénètes et aux trafiquants par des liens de peur, de servitude et de honte. Selon End Child Prostitution in Asian Tourism [organisation internationale dont le siège est à Bangkok], les enfants vendus par des parents indigents ou enlevés par des groupes mafieux sont introduits du Vietnam en Thaïlande, du Myanmar aux pays de la côte Pacifique et du Népal en Inde, où, dans les maisons closes de Bombay, les Népalaises à la peau claire, dont certaines n’ont pas plus de 8 ans, sont particulièrement prisées.

Avec la fusion de la prostitution et de la pornographie opérée par Internet, l’internationalisation de l’industrie du sexe a pris de nouvelles dimensions. Les scènes de pornographie enfantine, qui montrent des enfants dans des positions pénibles, dégradantes et sadiques, peuvent être encodées en toute sécurité ou envoyées par “reroutage anonyme” pour que leur origine puisse être gardée secrète. Le site PunterNet, créé en Grande-Bretagne il y a un peu plus de sept ans, a recueilli 40 000 témoignages d’hommes qui ont “testé la marchandise” et commentent tout – de la couleur de la peau à la fermeté de la chair.

En Europe du Sud-Est, la transition de l’économie planifiée à l’économie de marché, ainsi que les conflits du Kosovo et de Bosnie-Herzégovine, ont permis aux trafiquants de recruter des victimes parmi les nouveaux pauvres et les nouvelles catégories de personnes vulnérables : jeunes au chômage, membres de la communauté rom, femmes ayant perdu leur emploi. Quand le conflit des Balkans s’est calmé, on a commencé à voir sur les routes des trafiquants qui se rendaient de Serbie au Kosovo et en Bosnie pour organiser des ventes aux enchères de femmes. Les victimes étaient ensuite réparties dans des maisons closes où les premiers clients étaient souvent des casques bleus, protégés par l’immunité diplomatique que leur confère leur statut de personnel des Nations unies.
Le Nigeria, malgré sa richesse pétrolière, a l’un des revenus par habitant les plus faibles du monde. Depuis quelques années, de jeunes Nigérianes, dont beaucoup sont originaires de l’Etat d’Edo [dans le centre-sud du pays], arrivent en Italie, officiellement “parrainées” par des amis proches, pour travailler comme infirmières ou dans l’hôtellerie, mais elles ne tardent pas à s’apercevoir qu’elles sont tombées dans des réseaux de prostitution dirigés par des mères maquerelles. Elles sont maintenues dans un état d’esclavage pour dettes par l’intermédiaire de rites vaudous et de serments. Après un périple à travers l’Afrique qui peut durer plusieurs mois et au cours duquel elles passent d’un rabatteur à l’autre, elles se retrouvent sur les trottoirs d’une ville du nord de l’Italie, en minijupe et bottes de cuir, isolées, perdues et terrorisées par les punitions infligées par des “gros bras” ou par les menaces de représailles contre leur famille restée au Nigeria.


En 1949, la Convention des Nations unies pour la répression et l’abolition de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui a établi un lien entre le trafic et la prostitution. Depuis, un nombre considérable de conventions et d’accords internationaux ont été signés pour lutter, directement ou indirectement, contre le trafic de femmes et d’enfants, ainsi que contre le mariage et le travail forcés. En 2000, la quasi-totalité des pays ont signé la Convention de l’ONU contre la criminalité transnationale organisée, dont l’un des deux protocoles, celui de Palerme, donne la première définition complète du trafic d’êtres humains. Les pays signataires sont tenus d’adopter de nouvelles lois, de criminaliser le trafic, d’enquêter sur les trafiquants et de les poursuivre en justice, et de protéger l’identité des victimes du trafic. Mais le protocole ne prévoit pas grand-chose en ce qui concerne la protection des prostituées, car il ne requiert pas des signataires qu’ils apportent une aide ou une protection aux victimes du trafic.

Ce ne sont pas les instruments juridiques qui manquent

Le protocole de Palerme est devenu la cible des critiques des organisations féministes. Aux Etats-Unis, ces dernières ont uni leurs forces avec les chrétiens évangéliques, les deux mouvements revendiquant comme modèle la lutte contre la traite des esclaves et décrivant le monde comme un lieu de souffrances infligées aux femmes par les hommes, principalement par le biais de la sexualité. Comme le gouvernement Bush leur prête une oreille attentive, ces deux mouvements ont activement soutenu l’opération “Innocence perdue” du FBI, qui vise à protéger les mineurs.
En 2002, le président Bush a créé au sein du département d’Etat une nouvelle entité chargée de “surveiller et combattre le trafic d’êtres humains” dans le monde entier. Cet organisme classe les pays selon leur propension à combattre le trafic et menace de sanctions ceux qui ne se montrent pas coopératifs. En 2007, les principaux contrevenants étaient au nombre de seize, parmi lesquels l’Algérie, Bahreïn, le Koweït, Oman et le Qatar, mais, comme le font remarquer certains, les pays les plus utiles à la diplomatie américaine sont rarement sanctionnés.


Ce ne sont pourtant pas les instruments juridiques qui manquent. Ces dernières années, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a élaboré son propre plan pour lutter contre le trafic. La Convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains [entrée en vigueur le 1er février dernier 2008] prévoit toute une série de mesures à prendre à cette fin. L’initiative du Conseil de l’Europe a été accueillie avec enthousiasme par les milieux associatifs, car c’est non seulement un instrument de lutte contre le crime organisé, mais aussi l’unique instrument juridiquement contraignant qui comporte des dispositions visant à fournir une protection aux femmes et enfants victimes de ce trafic. Ainsi, il peut aller jusqu’à leur offrir un permis de séjour en échange de leur témoignage contre les trafiquants – ce que la plupart des pays, à l’exception de la Belgique, des Pays-Bas et de l’Italie, avaient négligé de faire jusqu’ici. Mais un gouffre subsiste entre les discours antitrafiquants et les mesures réellement prises pour apporter protection et assistance aux victimes, ou pour arrêter et poursuivre les trafiquants, qui, même quand ils sont interpellés, sont rarement condamnés.


Les nombreux accords internationaux conclus jusqu’ici se sont avérés extrêmement faciles à élaborer et à ratifier, mais, tant que l’on ne remontera pas à la source du trafic – jusqu’à ces jeunes femmes naïves contraintes par la pauvreté et dupées par des inconnus –, ils resteront lettre morte. La conséquence en est que, quand des femmes parviennent à échapper aux trafiquants, elles sont presque aussitôt expulsées. De retour dans leur pays, elles sont confrontées pour la plupart au rejet de leur famille, à la discrimination, à l’hostilité et retournent dans un état de pauvreté à laquelle, contraintes ou consentantes, elles avaient espéré échapper.


Nita a aujourd’hui 29 ans. Son père, sa sœur et sa petite fille, qu’elle a vus pour la dernière fois ce terrible matin d’hiver où elle a été embarquée et violée, sont très probablement morts. Si elle est renvoyée chez elle, les rares personnes qui pourraient se souvenir d’elle à Pristina sauront ce qui lui est arrivé. “A mon avis, personne là-bas n’a très envie de me revoir”, dit-elle. Et les trafiquants albanais et italiens ne l’ont sûrement pas oubliée.


A Londres, la Fondation Helen Bamber, qui vient en aide aux personnes victimes de tortures, accueille ces temps-ci un nombre croissant de femmes comme Nita, traumatisées par ce qu’elles ont vécu, détruites psychiquement et physiquement par les sévices, la peur et l’incertitude. “Aux yeux de la loi”, m’a expliqué Michael Korzinski, l’un des thérapeutes de la fondation, “le trafic d’êtres humains est purement affaire de criminalité et de complicité. On ne prend absolument pas en compte la violence inouïe qu’il implique. Pour nous, le trafic est une autre forme de torture. C’est une torture aussi élaborée que la torture d’Etat, à ceci près qu’elle n’a pas lieu dans un pays brutal et répressif, mais dans des appartements de Turin ou dans une banlieue résidentielle du Vermont.”

* McMafia : Crime Without Frontiers. Bodley Head (avril 2008). http://www.courrierinternational.com/img/espaceur.gifCaroline Moorehead The New York Review of Books http://www.courrierinternational.com/img/espaceur.gifhttp://www.courrierinternational.com/img/espaceur.gifhttp://www.courrierinternational.com/img/espaceur.gifhttp://www.courrierinternational.com/img/espaceur.gif

http://www.courrierinternational.com/img/espaceur.gifFemmes moldaves La jeune photographe roumaine Dan Popa s’est fait connaître par son reportage sur le trafic d’êtres humains en Moldavie, qui a été publié par le magazine Ogoniok (Moscou). Elle a réalisé les portraits de quelques-unes des 500 femmes retournant chaque année en Moldavie et bénéficiant de l’un des programmes de réinsertion mis en place par l’antenne locale de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). On estime à 100 000 par an le nombre de femmes placées sur le “marché des services sexuels” par les pays de l’ex-URSS. http://www.courrierinternational.com/img/espaceur.gifhttp://www.courrierinternational.com/img/espaceur.gifhttp://www.courrierinternational.com/img/espaceur.gifhttp://www.courrierinternational.com/img/espaceur.gifhttp://www.courrierinternational.com/img/espaceur.gifhttp://www.courrierinternational.com/img/espaceur.gif

Traité européen Entrée en vigueur le 1er février dernier, la Convention européenne sur la lutte contre la traite des êtres humains s’applique à toutes les formes de traite, nationale ou transnationale, liée ou non au crime organisé – c’est-à-dire à l’exploitation sexuelle, au travail forcé, à l’esclavage et au prélèvement d’organes. Les Etats signataires s’engagent à ériger en infraction pénale tout acte relevant de la traite des êtres humains. La Convention stipule que les victimes doivent être reconnues en tant que telles afin de ne pas être assimilées à des immigrants clandestins ou à des criminels, et doivent disposer au minimum de trente jours pour décider d’une éventuelle coopération avec les autorités.
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L’auteur Caroline Moorehead est notamment l’auteur de l’essai très remarqué Cargaison humaine – La tragédie des réfugiés (Albin Michel, 2006) et de plusieurs biographies, dont celle de Martha Gellhorn, grand reporter de guerre et épouse de l’écrivain Ernest Hemingway. http://www.courrierinternational.com/img/espaceur.gifhttp://www.courrierinternational.com/img/espaceur.gifhttp://www.courrierinternational.com/img/espaceur.gifhttp://www.courrierinternational.com/img/espaceur.gifhttp://www.courrierinternational.com/img/espaceur.gifhttp://www.courrierinternational.com/img/espaceur.gif

 

Pour en savoir plus

 www.ungift.org

www.anti-slavery.org
www.ibcr.org
www.saynotoviolence.org
www.fondationscelles.org
http://www.courrierinternational.com/img/espaceur.gif

Par Femmes Solidaires Nanterre
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Jeudi 29 mai 2008

Chères amies,

 

 

Comme nous l’avions annoncé dans le compte rendu du collectif national de Janvier, Femmes solidaires, membre de l’Initiative Féministe Européenne – IFE – est partie prenante de la conférence « Féministe pour une Europe Laïque » qui aura lieu à Rome les 31 mai et 1er juin 2008 à la Casa internazionale delle donne.

En voici le programme:

 

IFE-EFI

Initiative Féministe Européenne pour une autre Europe

European Feminist Initiative for another Europe

ife@efi-europa.org

 

Conférence 

«  Féministes pour une Europe Laïque »

Rome, 31 mai et 1er juin 2008

                               Programme

 

 

 Samedi 31 mai

 

9h30 -13h00 :

ACCUEIL ITALIE  5 ‘

 

1 - OUVERTURE :  Pourquoi la conférence ? RFDD et IFE-EFI (10+10’)

 

La Laïcité une exigence vitale

La mondialisation néo-libérale, le rôle des intégrismes religieux , du cléricalisme et des lobbies conservateurs dans le recul des droits des femmes en Europe :

 

2 – Paroles de femmes des pays d’Europe de l’Est, de l’Europe de l’Ouest , de l’Europe du Sud et du bassin méditerranéen( 10h à 11h30.)

 Nouvelles attaques, Nouveaux défis et Résistances

 

DEBAT 11h30 à 13h.

 

13 H 00 – 14 H 30 DEJEUNER

 

14 H 30 – 16 H 30

 

La démission des Etats face à la montée des fondamentalismes religieux et l’instrumentalisation des religions

 

A.     Les fondamentalismes comme manifestation extrême du patriarcat  10’

 

B.      Ultra libéralisme, militarisme et montée en puissance des organisations religieuses : soutien et renforcement mutuels 10’

 

C. Sexisme et infériorisation des femmes dans les idéologies religieuses (rôle des médias …) 15’

 

 

DEBAT

 

16 H 30 – 16 h 45 – Pause café

 

 

16 H 45– 19h.30

 

1 -L’intrusion du religieux dans les affaires de l’Etat et dans tous les domaines de la vie publique et privée 1h.30

·         Enseignement religieux dans les écoles ,participation forcée aux pratiques religieuses à l’école et dans les activités extra scolaires de la jeunesse.

·         Mariages forcés, droit coutumier, crimes d’honneur

·         Discriminations et oppression quant aux droits sexuels,

·          mariage concordataire ou communautaire, obstacles au divorce, PACS, unions civiles

·         Santé

·         Emergence de la bio-politique

·         Interdiction ou restriction du droit à l’IVG (comme droit fondamental)

·         Les Lobbies religieux dans les institutions nationales et européennes

 

DEBAT 1h.

 

 19h.30-20h.

Comment instituer un rapport de force : Pas de démocratie sans la voix des femmes .

 

                          Présentation de l’appel pour 1 million de signatures

   Débat

 

20 H 00 – RASSEMBLEMENT sur une place de Rome

 

 

Dimanche 1er JUIN

 

9h30 –13 H 30  

                                                 Pour une Europe démocratique et solidaire :

                                                 Laïcité et Féminisme

 

1.     Instituer au plan juridique la séparation entre les institutions publiques et les structures religieuses

2.     La laïcité comme principe fondateur d’une citoyenneté Européenne

3.     La laïcité : un nouveau contrat social pour l’Europe

·         Harmonisation des droits de toutes les femmes dans tous les pays sur les législations les plus élevées et progressistes

·         Campagne commune pour une Europe féministe et laïque

 

 

DEBAT

 

13 H 30  – 14 H 30 DEJEUNER

 

 

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Jeudi 29 mai 2008

Départ en car à 8h, retour à 21 heures.

Alors que partout ailleurs, le ciel etait frisonnant, le soleil était au beau fixe dans les cieux de Berck-sur-Mer! Et à la surprise génerale!

Visites touristiques, farniente, detente... et beaucoup de vent aussi! D'aucunes sont meme rentrées brulées par le soleil ;) Qui l'eu cru!







 

 

 

 




 

 



 




Bref historique de la ville:

Berck sur mer tire son nom d'un mot allemand "berg", qui fait reference à la dune qui s'élevait au centre du village. Dès le Moyen-age , la ville était réputée pour son port de commerce et son port de pêche. On compte une centaine de bateaux de pêche en 1900.Mais, c'est à Marianne Bouville, surnommée "Marianne toute seule", que revient le mérite de l'explosion de la station. Marianne, ayant perdu son mari et ses quatre enfants à la suite de l'épidémie de choléra en 1852, se dévoue corps et âmes aux enfants des pêcheurs. On lui confie alors quelques infirmes dont la santé était menacée. Constamment en plein air, les enfants retrouvent peu à peu la santé. L'air marin aurait une valeur thérapeutique : la cure héliomarine était née !


On voit se multiplier la construction des hôpitaux et à la même époque, Berck s'affirme entant que station touristique, facilitée par l'aménagement de la ligne ferroviaire Paris-Boulogne en 1891.
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Jeudi 22 mai 2008
Cheres amies,

dans le cadre de la manifestation du jeudi 22 mai,
notre association Femmes Solidaires tiendra, avec le Collectif National Droits des femmes, une table sur le parcours de la manifestation.

Femmes en course, 2007

Nous y ferons signer la pétition pour le maintien du "Service droits des femmes" et sur les allocations familiales, pour une loi cadre.

Nous invitons toutes les amies à nous rejoindre à partir de 14h30
au Métro  Saint Sébastien-Froissart
à l'arrêt de bus du 20 et du 65, arrêt Oberkampf-Filles du Calvaire,
à hauteur du 11 bd des Filles du Calvaire.

 
Nous vous y attendons avec vos drapeaux !
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Jeudi 22 mai 2008

Femmes Solidaires de NANTERRE



et la Compagnie Sambre



LECTURE

 

lundi 16JUIN à 19h30

le spectacle

     à Confluences,

  190 bd de Charonnes 75020 Paris



 

En première partie :


Femmes Solidaire de Nanterre part de certains témoignages du livre « J’écris, j’agis Je fais reculer la féminisation de la pauvreté » pour les porter sur scène

 

avec  Fatima, Malika, Nadia, Isabelle, Jocelyne

et sous l'œil amical de Astrid Cathala et Carole Thibaut de la Cie Sambre

 

En deuxième partie :

                                   Istoire-(H)istoire(s) de(s) filles

 

Depuis plusieurs années, la Compagnie Sambre mène une recherche autour de l’histoire intime et collective des femmes. Elle a recueilli des histoires et des témoignages de femmes venues de tous les horizons, sociaux, culturels, géographiques…

Quatre comédiennes s’emparent de ces voix de femmes, en choeur ou en solo.

 

avec Astrid Cathala, Behi Djanati Atlaï, Laura Lorente et Michèle laurence.

réalisation : Carole Thibaut

 

21h débat

Entrée  3 euros

 

 

Issue de l’Union des femmes françaises et des Comités féminins de la Résistance,

L’association des Femmes Solidaires est reconnue mouvement d’éducation populaire

Et bénéficie d’un statut consultatif spécial auprès du conseil économique et social des Nations Unis


(métro Alexandre Dumas)


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