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Jeudi 26 juin 2008, le Tribunal correctionnel de Paris condamne Jacques Mahéas, sénateur-maire de Neuilly sur Marne à 4 mois de prison avec sursis et 35 000 € de dommages et intérêt, pour avoir
commis des agressions sexuelles sur une employée de la mairie.
Employée de mairie depuis 1976, Madame S. ne pensait pas qu’un jour elle serait confrontée à une telle situation. Lors du procès elle témoigne « Cela a commencé en 2000, à la fermeture des
bureaux lorsque j’étais seule, par des allusions sur mes relations personnelles, ses gestes sont devenus de plus en plus déplacés, les attouchements sur le corps se sont multipliés, des baisers
volés. Au quotidien, je me rendais au travail en ayant peur de le rencontrer. J’étais humiliée et terrorisée. Il savait que je vivais seule avec mes enfants, mon travail, mon logement,
dépendaient de lui ». Le 11 octobre 2004, elle dépose plainte pour agressions sexuelles. « Il fallait que cela cesse et qu’il ne se permette plus jamais d’atteindre d’autres femmes
». Elle déclare avec courage en conclusion, au tribunal « il n’est pas dans un magasin, je ne suis pas un objet ».
C’est avec cynisme que l’agresseur a tenté de se disculper sans succès « j’ai avec mes salariées des relations cordiales, je leur dis au revoir de façon sympathique ». Le tribunal l’a
finalement reconnu coupable.
Femmes solidaires, porte voix des femmes s’élevant contre ces pratiques violentes, s’est portée partie civile car ces
procès encouragent les victimes à dénoncer leur situation. L’association estime que la justice est rendue lorsque sont condamnés les auteurs de violences sexuelles au travail, qui sont encore
trop souvent des sujets tabous.
Elle déplore cependant que l’agresseur, sénateur maire, puisse continuer d’exercer ses fonctions.